Erdre et Gesvres : un projet de document d’urbanisme qui manque d’ambition

L’enquête publique relative au projet de plan local d’urbanisme intercommunal de la communauté de communes Erdre et Gesvres s’achève le 24 mai 2019. Ce territoire, qui comporte notamment la commune de Notre-Dame-des-Landes, fait l’objet d’orientations qui ne prennent pas suffisamment en compte les enjeux du changement climatique et du déclin de la biodiversité. Aux côtés de la LPO Loire-Atlantique et de Bretagne Vivante, FNE Pays de la Loire présente plusieurs observations et propositions pour améliorer ce projet.

Le territoire d’Erdre et Gesvres est riche d’un patrimoine naturel à protéger – Photo : Naturalistes en Lutte

Artificialisation des sols, lutte contre le changement climatique, préservation de la biodiversité, reconquête de la qualité des eaux, mobilités douces, habitat sobre en énergie… les sujets environnementaux qu’un plan local d’urbanisme doit aborder sont nombreux.

En Loire-Atlantique, la communauté de communes Erdre et Gesvres élabore un plan local d’urbanisme intercommunal en remplacement des documents d’urbanisme communaux existants, notamment celui de Notre-Dame-des-Landes. Une enquête publique en cours jusqu’au 24 mai vise à recueillir l’avis du public sur le projet. Pour y participer, rendez-vous à l’adresse https://www.registre-dematerialise.fr/1125

Alors que les enjeux majeurs du changement climatique et du déclin de la biodiversité doivent pousser à l’adoption de mesures ambitieuses, le projet présenté en enquête ne prend pas la mesure de l’urgence. On note en particulier que le PLUi :

  • ne lutte pas suffisamment contre l’artificialisation des sols, en soutenant de façon trop marqué le développement de l’habitat individuel et des zones d’activités à l’utilité contestable (notamment la zone de la Jacopière)
  • comporte peu d’orientations visant à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, que ce soit en lien avec les transports (multiplication des infrastructures routières), l’habitat ou l’agriculture
  • ne prévoit qu’une protection minimale du patrimoine naturel, qu’il s’agisse des boisements, des haies ou des arbres remarquables, tant en milieu naturel qu’en milieu agricole

Sur un territoire marqué par « l’après projet d’aéroport », les associations attendaient du projet de PLUi qu’il fasse preuve de plus d’exemplarité sur les sujets environnementaux. En l’état et malgré quelques avancées à signaler par rapport aux documents existants, le projet prépare insuffisamment l’avenir.

FNE Pays de la Loire, la LPO 44 et Bretagne Vivante ont adressé à la commission d’enquête publique une déposition transversale ainsi que deux dépositions annexes relatives à la protection des boisements, haies et arbres remarquables ainsi qu’à la zone d’activité de la Jacopière :

Nos associations espèrent que le document sera amené à évoluer de façon positive d’ici à son adoption et se tiennent à la disposition de la collectivité pour l’y aider. En l’état, nous ne pouvons nous déclarer favorables à ce projet.