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Belle journée mondiale des zones humides en Pays de la Loire !

Crédits photo : M. BABONNEAU (marais de grande Brière)

Le 02 février est la journée mondiale des zones humides. L’occasion de rappeler l’importance de ces milieux naturels pour la biodiversité et la ressource en eau, d’où leur protection juridique, mais surtout de partir à leur découverte, grâce aux nombreux évènements organisés dans la région !

Une zone humide, qu’est ce que c’est ?

Les zones humides sont caractérisées par la présence d’eau, qu’elle puisse être stagnante, temporaire ou courante, douce, salée ou saumâtre. Elles sont donc très variées : plans d’eau, prairies et forêts humides ou inondables, mares, marais, ripisylves, estuaires… C’est ce qui les rend aussi riches ! Elles sont le refuge de nombreuses espèces animales et végétales : par exemple, 50 % des espèces d’oiseaux et 30 % des espèces végétales remarquables et menacées en France en dépendent. Elles jouent également un rôle indispensable dans le cycle de l’eau, que ce soit par l’épuration de l’eau mais également par son rôle d’éponge naturelle, retenant l’eau pour contrer inondations et sécheresses. Au final, autant de services écosystémiques rendus à l’homme.

Pour en savoir plus et/ou pour tester vos connaissances, faites le quiz !

Juridiquement, elles sont définis par l’article L. 211-1 du code de l’environnement comme « les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire, ou dont la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ». Cette définition a fait l’objet de plusieurs débats dans son ancienne rédaction, le Conseil d’État considérant qu’une zone humide devait se caractériser à la fois en raison de la morphologie des sols et de la présence de végétation hydrophile. Suite à la loi du 24 juillet 2019 créant l’Office français de la Biodiversité, la définition est maintenant claire : la présence d’un sol engorgé (avec des traits d’hydromorphie) ou d’une végétation hydrophile suffit. Et cette définition leur garantit une certaine protection !

La protection juridique des zones humides

La protection des zones humides est d’importance planétaire puisqu’elle est reconnue par la convention internationale de Ramsar de 1971. En France, leur préservation et leur gestion durable sont définies d’intérêt général (article L. 211-1-1 du code de l’environnement).

Dans le cadre de la directive européenne cadre sur l’eau et du SDAGE (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux) Loire-Bretagne, les zones humides doivent être identifiées et préservées, par le biais des documents d’urbanisme, des plans de gestion et de la maîtrise des projets. Toute action portant atteinte à une zone humide doit faire l’objet d’une validation administrative (autorisation ou déclaration, sauf en dessous de 0,1 ha – article R. 214-1 du code de l’environnement) ; leur dégradation, si elle ne peut être évitée ou réduite, doit faire l’objet de mesures de compensation.

Pour aller plus loin, retrouvez notre jurifiche dédiée réalisée en 2016.

A la découverte des zones humides en février

A l’occasion de la journée mondiale des zones humides, plusieurs associations organisent des évènements tout au long du mois de février. Par exemple :

Vous pouvez retrouver tous les évènements de la région via le module de recherche ou en naviguant sur la carte ci-contre.

À propos Xavier Métay

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